C H A R G E M E N T
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Nous sommes plus grands que nos difficultés !

Il arrive qu’à un moment donné de notre vie, tout semble jouer contre nous : nous ne voyons aucune opportunité, nous connaissons des échecs, nous perdons confiance en nous. J’ai vécu ce genre de période, où je pensais quelques fois que j’étais condamné à une vie médiocre. Cependant, j’essayais de me ressaisir en me disant que je ne suis pas ma situation actuelle, je suis supérieur à elle.

L’audace d’espérer

           

J’ai lu plusieurs fois le livre de Barack Obama, L’audace d’espérer. Une importante leçon que j’en ai tirée est comme le suggère le titre du livre, de ne jamais perdre espoir. Il arrivera forcément des périodes où nous penserons que nous ne pourrons pas nous en sortir, que portes et fenêtres nous sont définitivement fermées. Mais l’espoir est là, pour nous rappeler que nous pourrons changer notre situation positivement.

           

Juste avant ce discours qui lui permit d’émerger, Barack Obama était déprimé, ayant perdu les élections dans l’Illinois. Il doutait de lui-même et certainement commençait à penser qu’il ne connaîtrait pas une carrière politique à la hauteur de son talent. Le talent d’Obama est supérieur à sa situation désespérée d’alors. Quoiqu’il doutât de lui-même, il avait toujours le potentiel, et ce potentiel lui permit de s’élever avec le résultat que nous connaissons.

Nous ne sommes pas le premier, nous ne serons pas le dernier

           

Aujourd’hui, si notre situation est difficile, pensons que d’autres ont vécu pareil, nous ne sommes pas le premier, nous ne serons pas le dernier à avoir vécu cela. Imaginons-nous dans quelques mois, années comment notre vie sera une fois que nous aurons surmonté ces épreuves parce qu’avec l’espoir et la persévérance nous les surmonterons.

           

Cela ne s’applique pas juste aux personnes, il s’applique aussi à toutes les entités – Etats et entreprises.

           

Toutes les entités ont connu des difficultés

Il y a beaucoup d’Etat qui ont connu des périodes troubles – guerres, famines, endettement excessif – mais qui ont pensé qu’ils pourront les surmonter et les ont surmontés. Aussi désespérée soit la situation, si une entité a l’espoir de la changer et travaille pour la changer, elle la changera favorablement.

           

Ce sont les pays asiatiques qui connurent un sursaut pour quitter le stade de pays sous-développé à celui de pays développé. Ils étaient dans une situation difficile : surpopulation, guerres et famines. Mais cette situation difficile ne voulait pas dire que ces pays étaient incapables : elle était juste conjoncturelle. La suite démontrera qu’ils avaient raison de penser ainsi : ces pays sont des exemples de comment une situation peut être changée par le travail.

           

Le désespoir est la pire attitude pour une entité. Il lui fait perdre la confiance d’essayer de changer sa situation. Il lui fait perdre toute vitalité. Cette perte de vitalité se transmet aux individus qui constituent l’entité. Un pays qui a perdu de l’espoir est un pays où les habitants ne font plus l’effort pour améliorer leur sort. L’Etat étant une fiction, ce sont ses habitants qui l’élèvent ou qui le laissent couler.

           

Cette situation est très familière dans les pays africains. La population a perdu espoir, elle croit qu’elle ne peut réussir dans son pays. Aussi la solution qu’elle trouve est-elle de migrer. Quand elle migre, sa vitalité revient. Elle reprend confiance en elle-même parce qu’elle retrouve l’espoir.

           

Je crois que la tâche fondamentale d’un Etat est de donner l’espoir à ses habitants, de leur faire croire que c’est possible. C’est l’essence du fameux « rêve américain ». Ce rêve donne de l’espoir à tous ceux qui vivent aux Etats-Unis parce qu’il leur fait croire qu’il est possible qu’ils s’accomplissent, peu importe d’où ils sont partis. Ce rêve peut ne pas être vrai mais parce qu’il est inspirant, on fait semblant d’y croire jusqu’à ce qu’il se réalise.

Motivons-nous

           

Créons aussi notre rêve, notre rêve de grandeur, notre rêve de notre vie idéale. Ce rêve entretiendra la flamme de l’espoir, et quand une personne garde de l’espoir, elle continuera d’agir et n’abandonnera jamais. Demandons à ces personnes qui sont passées de la pauvreté à la richesse, de l’impuissance au pouvoir comment elles ont fait. Elles répondront inévitablement qu’elles ont toujours gardé espoir, qu’elles ont toujours pensé qu’elles changeraient leur situation.

           

Il y a quelques jours, je discutais avec un ami, après une journée passée à réfléchir. C’était un moment délicieux : j’avais imaginé ce que serait ma vie dans quelques mois, années et eu la conviction que ma vie serait telle que je l’avais imaginé. Je lui dis que l’espoir apporte tellement de réconfort et insuffle du courage. La vision de nous-même dans quelques années donne la volonté d’aller de l’avant. Il sourit et acquiesça, ayant certainement eu l’habitude de faire la même chose.

Inspirons-nous d’Apple

           

Dernièrement, on encense beaucoup Apple, à juste titre : ce qu’elle a accompli depuis quelques années est inspirant. Cependant Apple, quand Steve Job le reprit, frôlait la faillite et les analystes tablaient qu’elle serait vendue. Encore une fois, une situation donnée est conjoncturelle tandis que notre potentiel est éternel – à condition que nous continuions de le développer. C’est ce que fit Steve Job en réveillant l’essence de ce qui fait qu’Apple est Apple : le désign, la simplicité, la netteté.

           

Beaucoup d’entreprises sont passées par la situation d’Apple. Certaines ont pensé que leur situation difficile serait éternelle et ont abandonné, se déclarant en faillite. D’autres se sont réinventées et ont pu changer leur situation : de désespérée à prospère.

           

Dans l’introduction, j’écrivais que ce qui m’a permis de changer ma situation est de penser qu’elle est distincte de moi : la situation difficile n’est pas Moussa, et Moussa, s’il y croit, peut changer sa situation. C’est cet espoir qui m’a donné le courage et la volonté de continuer de me battre pour m’améliorer et améliorer la situation.

           

Le monde abonde d’exemples de changements positifs : de personnes, d’entreprises, d’Etats qui ont réussi à changer leur situation. Cette dernière n’est pas la réalité, elle peut représenter la réalité à un moment donné mais pas tout le temps. Il ne tient qu’à nous de la changer. Premièrement ayons l’espoir que nous pouvons la changer. Ensuite travaillons pour la changer. Enfin n’hésitons pas à nous réinventer.

           

En suivant ces étapes, une situation difficile ne sera pas éternelle, elle sera temporaire. Ne l’oublions pas, aussi difficile soit notre situation actuelle.

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