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Thomas Friedman Thank you for being late

Comment s’adapter dans le monde qui vient ?

Je suis en train de lire le livre de Thomas Friedman, Thank you for being late. Dans ce livre, Thomas Friedman défend l’idée que pour suivre le rythme du changement, une personne a besoin de continuellement apprendre. Les connaissances deviennent vite obsolètes, les conditions changent rapidement. Pour créer de la stabilité, il est paradoxalement nécessaire d’embrasser le changement. A défaut nous nous retrouverons avec des compétences qui ne servent plus à rien.

           

Dans cette permanence du changement, certaines choses restent telles quelles : je les appelle compétences de base. Je crois en la nécessité d’apprendre comment apprendre. Cela nous permettra de développer la capacité de toujours nous mettre à jour, de nous adapter rapidement. C’est être proactif : ne pas attendre que la nécessité nous oblige, mais accepter d’aller chercher ce dont nous avons besoin. La curiosité est une attitude difficilement transposable aux robots, pour ne pas dire impossible. Si nous l’acquerrons nous pourrons toujours trouver notre place dans le monde qui vient.

           

Je me suis rendu compte d’une chose hier sur WhatsApp. Une de mes amies n’arrêtait pas de poster des statuts. En l’observant de près, j’ai découvert qu’elle était rongée par l’ennui. Elle faisait des statuts pour attirer l’attention. Elle n’a pas appris à vivre avec la solitude choisie – solitude plutôt que loneliness -, à s’éloigner de l’agitation du monde et trouver les ressources intérieures pour s’épanouir.

           

Il est facile aujourd’hui de penser que nous avons des milliers d’amis. Les réseaux sociaux nous donnent cette illusion. Nous recevons une validation instantanée quand nous publions une photo. Cependant cela ne fait qu’augmenter notre solitude. Pour vaincre cette solitude, nous devons apprendre à vivre seul, à développer la capacité de nous épanouir sans compter sur les autres. C’est ainsi que nous pourrons à notre tour enrichir la vie des autres.

           

Une autre compétence-clé est la capacité de tisser des relations sociales, d’enrichir notre vie et celle des autres. Le monde est tel qu’aujourd’hui l’intelligence artificielle permet de faire beaucoup de tâches cognitives. Les robots peuvent opérer, nettoyer… Ils peuvent rendre bien des services. Cependant, comme disait Aristote l’homme est un animal social. C’est là où les limites des robots sont évidentes. Si nous développons la capacité de tisser des relations sociales, d’inspirer confiance, nous acquerrons l’influence qui nous permettra d’atteindre plus facilement nos objectifs.

           

Nous ne devons pas considérer les robots comme nos concurrents mais plutôt comme nos compléments. Concentrons-nous sur les tâches vraiment humaines : empathie, soutien moral et laissons-leur les tâches rébarbatives, qui n’apportent aucune valeur ajoutée à notre vie. Certes de plus en plus de robots sont capables de réussir des tâches exigeantes et créatives, il leur manque cependant cette conscience, qui est l’apanage de l’homme et de la femme.

           

Cela est une transition pour développer la troisième compétence-clé : l’acceptation du changement, la nécessité d’innover. Comparons le monde d’il y a quinze ans et celui d’aujourd’hui et nous remarquerons que beaucoup de choses ont changé. Avant, pour se connecter sur internet, nous utilisions l’ordinateur, peu commode pour les déplacements. Aujourd’hui les téléphones intelligents nous apportent une connexion instantanée et partout. Pour l’anecdote, MSN était in avant d’être détrôné par Facebook qui est en passe d’être surclassé par whatsapp.

           

Nous pouvons observer d’autres domaines qui ont connu de grands changements. Nous ne pouvons pas rester statique, nous ne devons pas rester statique. Nous devons accepter que le monde à venir connaîtra encore plus de changements. En l’acceptant, nous entreprendrons des actions pour nous y adapter et mieux encore : les impulser.

           

Nous prendrons en charge la mise à jour de nos connaissances. Nous n’attendrons pas d’être menacé pour nous y prendre. Dans ce monde, la proactivité est le meilleur moyen pour nous hisser au sommet, et une fois au sommet, nous y maintenir. Si nous n’ancrons pas cette attitude en nous, nous attendrons passivement ; dans ce cas, nous serons laissés à carreau. Si nous l’avions ancré en nous et que nos succès nous rendent complaisants envers notre personne, nous serons dépassés par d’autres qui ont continué à la développer.

           

Si aujourd’hui nous stagnons, nous devons réveiller ces compétences qui nous avaient permis d’obtenir des victoires. C’est ainsi que nous pourrons réveiller cette flamme qui s’est éteinte parce que nous avons cessé d’attiser le feu. Si nous nous remettons au travail, la flamme s’allumera d’elle-même. Si nous avons l’impression que la flamme n’a jamais été allumée, c’est parce que nous avons choisi le confort plutôt que le risque, la passivité plutôt que la proactivité, le manque de courage plutôt que la prise de risque. Cela nous a conduit à une vie fade, insipide, ennuyante.

           

Pour inverser la tendance, nous devons adopter l’attitude contraire : prendre des risques, embrasser le changement qui nous amènera paradoxalement la sécurité, choisir d’affronter notre peur.

           

Toujours apprendre, développer la capacité de tisser des relations sociales et embrasser le changement. Trois attitudes qui nous permettront de toujours nous adapter dans le monde.

Si nous cessons d’apprendre, nous serons frappés d’obsolescence et nous serons vite dépassés. Si nous ne développons pas la capacité de tisser des relations sociales, nous connaîtrons une vie morne sans pouvoir apprendre des uns des autres. Si nous refusons le changement, nous deviendrons étrangers dans le monde et finirons aigris, frustrés par notre incapacité de nous adapter. A cause de tout cela, nous devons faire de ces attitudes notre crédo et ainsi nous pourrons toujours trouver notre place dans le monde.

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