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Risque réussite

Comment prospérer dans ce monde plus risqué et incertain ?

Nous vivons dans un monde de plus en plus risqué mais aussi un monde qui regorge de plus d’occasions de faire la différence. Toutes les personnes qui ont suivi un cours de finance connaissent le principe suivant : plus un actif est risqué, plus son retour potentiel est élevé. C’est pour cela que les bons du trésor, parce qu’ils sont moins risqués, sont faiblement rémunérés,  tandis que les obligations pourries – junk bonds -, parce qu’elles sont plus risquées, obtiennent un retour potentiellement plus élevé.

Si nous appliquons ces principes dans notre vie quotidienne, cela veut dire viser le plus grand, le plus haut, le plus large. Ces choix sont plus risqués, ils demandent plus d’effort mais nous donneront plus de satisfaction.

Tout le monde a sa chance.

Il y a quelques décennies, il était difficile de déloger les grandes structures qui, grâce à leur puissance financière, pouvaient garder leur position de leader en dépit de leur médiocrité. Cela n’est plus le cas, comme le démontre le livre de Christensen The innovator’s dilemma. Ce livre donne des exemples d’entreprises qui, auparavant inconnues, ont créé des produits innovants – disruptive innovations – qui leur ont permis de devenir leader du marché. C’est UBER, Netflix ou Airbnb.

Je suis en train de lire le livre de Nassim Nicolas Taleb, Black Swan. Je conseille à tout le monde de lire le chapitre 13, Appelles the painter, or what to do if you cannot predict ? Il donne des solutions pour tirer profit du monde plus risqué, plus incertain que celui dans lequel nous vivons. Pour y prospérer, il ne faut pas hésiter à choisir le plus risqué, le plus incertain.

La sécurité n’est plus de ce monde.

Dans notre monde, il ne sert à rien de choisir le plus sûr parce que rien n’est plus sûr. Au contraire, la sécurité passe par refuser délibérément la sécurité et embrasser l’incertitude. Nassim conseille de s’installer dans une grande ville parce qu’elle regorge de plus d’opportunités, de possibilités de rencontres fructueuses.

Je ne cesserai jamais d’insister sur l’importance de sortir de notre zone de confort. C’est ainsi que nous pourrons profiter de ces belles occasions que nous offre le monde. Mon ami me conseillait de m’inscrire sur LinkedIn. Je n’étais pas très enthousiaste avant de finalement céder. C’est l’une des meilleures décisions que j’ai prises, ayant rencontré des personnes très intéressantes qui m’ont beaucoup appris.

Embrassons l’inconnu. Un corollaire de cela est de rêver plus grand car nous contenter de petites ambitions relève de la médiocrité. Nous vivons dans un monde de situation extrême : le winner takes all. Le vainqueur reçoit presque toutes les récompenses tandis que les suivants se contentent des miettes. Voulons-nous vivre une vie aussi médiocre ? Jim Collins écrit dans son livre De la performance à l’excellence : « Atteindre l’excellence ne requiert pas plus d’effort que se contenter de la médiocrité. »

Quels sont nos objectifs ?

Commençons par identifier nos objectifs. Après cela, travaillons-y. Peu importe notre but, aspirons à devenir meilleur, ne nous contentons pas d’être moyen. Dans notre travail, comment pouvons-nous faire mieux et plus vite ? Sommes-nous du genre à ne faire que notre travail et rentrer à la maison ou cherchons-nous les moyens de nous améliorer ? Faisons-nous des recherches pour en savoir plus sur notre domaine ? Investissons-nous sur notre personne ?

Si je prends mon exemple, je m’évertue toujours à être à jour dans mon domaine. Pour cela j’achète des livres qui me permettent de m’informer. J’écris aussi pour partager mes idées et recevoir les critiques de personnes plus expérimentées. Je n’hésite pas à me rapprocher de personnes qui peuvent m’apprendre. C’est ainsi que je m’améliore. Cela requiert beaucoup d’effort, mais j’ai la satisfaction de donner le meilleur de moi-même afin de devenir plus compétent, plus expert.

Chaque personne a son modèle d’apprentissage. Il faut juste déterminer le nôtre pour nous améliorer. C’est ainsi que nous nous hisserons au sommet.

Occuper un segment de marché.

Je parlais plus du livre de Christensen, The innovator’s dilemma. Il est possible de nous constituer une part de marché, en choisissant un marketing de niche. Cela veut dire que, plutôt que viser tout le marché, proposer nos produits et services à un segment du marché. Linkedin est un exemple : il a choisi de s’adresser aux professionnels, laissant Facebook occuper les autres segments de marché.

Si nous voulons entrer dans un secteur d’activité concurrentiel, n’attaquons pas frontalement le leader, choisissons des clients qu’il ne dessert pas ou des clients qui ne sont pas satisfaits de ses produits et services. Pénétrons ce segment. Une fois que nous y serons établis solidement, nous pourrons monter en puissance et attaquer les autres segments de marché. C’est ce que Christensen appelle moving upward.

Uber est l’exemple parfait de cette stratégie. Elle s’est attaquée à un secteur très concentré : les taxis, non pas en achetant une flotte de taxis, mais en connectant les personnes qui ont besoin de moyens de transport à celles qui en disposent et qui veulent gagner plus d’argent. C’est grâce à cette niche qu’elle a pu dominer le secteur des transports urbains.

Il y a toujours de la place pour nos offres, pourvu que nous sachions à qui l’adresser. Ne visons pas tout le marché car cela revient à ne viser aucun segment du marché, pour paraphraser Sénèque. Choisissons un segment qui a besoin de notre produit et service et offrons-le-lui. Une fois que notre position sera solide, nous pourrons viser les autres segments de marché.

Un monde plus risqué et incertain d’aujourd’hui est aussi un monde qui regorge de plus d’occasions de prospérer. Les retours sur investissement seront plus élevés. Investissement à devenir meilleur, à offrir le meilleur. Cela requiert de la patience, mais cette patience en vaudra la peine. A défaut, nous nous contenterons de la médiocrité, ce qui revient à nous contenter de miettes : nous vivons dans un monde extrême : winners take all, parts are equally distributed. Voulons-nous contenter de la médiocrité ou souhaitons-nous atteindre le sommet, et être ces winners ? C’est un choix, c’est à nous de choisir, puis une fois que nous choisissons, entreprendre des actions pour être cohérent avec notre choix.